Cuba - Une dernière aventure à la voile

Sur les Cayo, les îles qui bordent Cuba
Sur les Cayo, les îles qui bordent Cuba

Cuba, la dernière aventure du Cycle de la Terre avant de rentrer en Europe. Pas à bicyclette cette fois mais à la voile, sur un catamaran pour expérimenter 3 semaines de croisière en mer. Une expérience atypique durant laquelle j'appréhende la vie sur l'eau et les relations humaines, si importantes sur un bateau.

 

Cuba est un dernier dépaysement, une société et une culture à part que je découvre également lors de nos escales. Récit dans cet article.


De Miami à La Havane

Premier miles sur les flots

Après mes recherches d'un équipage (voir article), je rejoins celui du Laurena à Miami. La première semaine se fera en compagnie de Jean-François, le capitaine, et de 4 de ces amis, direction LA Havane. Une semaine où je découvre le bateau sur les côtes de la Floride.


Une nuit inoubliable

 

La première expérience forte se passera lors de notre traversée de nuit de la Floride vers Cuba. C'est mon premier quart de nuit, seul à la barre. Faute de photos de nuit, je vous laisse lire le récit écrit de cette nuit:


"Imagine toi au milieu de l'océan. Au milieu de vagues aux creux dépassants l'horizon. Sauf que tu ne les vois pas, tu es en pleine nuit noire. La seule chose que tu vois, ce sont ces monstrueuses masses d'eau qui se déplacent éclairées par la lune. Tu ne saurais distinguer l'horizon, l'océan la nuit se confond avec le ciel nocturne. Le noir tout autour de toi, seule la lune te guide et quelques étoiles te suivent te rappelant à tes proches qui veillent sur toi. Les seules vraies lumières que tu vois sont les éclairs qui ensanglantent le ciel, l'orage approche. C'est le calme avant la tempête, dans quelques instant tu rentres dans la tempête. Le vent baisse puis soudain se renforce. Sous le grain de la pluie battante, le génois faseille violemment. Il finira par céder lors d'un enroulement trop précipité. Sur le pont, tout l'équipage est maintenant debout et s'active sous la pluie. On tente de réparer puis VLAN!, la baume tombe! 

Tout se calme, l'orage est passé, les esprit se refroidissent, la nuit se finira au moteur. Les réparations attendront demain. Au petit matin, le soleil se lève sur La Havane..."

Ruine d'antan et ambiance d'aujourd'hui à La Havane

Arrivé à La Havane, c'est le dépaysement. Après plus de 6 mois américains, le décalage est grand. C'est tout le fonctionnement de la société qui change, le rapport à l'argent, à la propriété. Mais face à cela, quelle beauté! Même si les ruines nous rappellent que le régime communiste est loin d'être parfait, les couleurs, le sourire des gens, et l'ambiance donnent à La Havane cette teinte si particulière qui attire chaque année des milliers de visiteurs du monde.


Les ruines...
Les ruines...

... et les couleurs de La Havane!
... et les couleurs de La Havane!


Tour de Cuba

S'approvisionner en nourriture

Nous nous rendrons vite compte que l'un des gros inconvénient de Cuba c'est l'approvisionnement en nourriture. A La Havane nous trouvons un marché bien fourni mais dans le reste de l'île le choix doit se faire entre les quelques produits disponibles en épicerie et les quatre légumes vendus sur les boui-boui dans les rue. Au final on s'adapte et on apprend à vivre au rythme de Cuba.


Mangrove et station de pèche

A la voile autour de Cuba, ce n'est pas la salsa ni le groupe de musique cubaine dont je ferai l'expérience. Nous verrons surtout des kilomètres de mangrove à la densité impressionnante où se réfugie oiseaux en tout genre et où se cachent parfois des crocodiles. 


Une petite plage, seul espace que la mangrove daigne nous laisser
Une petite plage, seul espace que la mangrove daigne nous laisser

Nos seules rencontres le soir sont les quelques cubains qui gèrent les stations de pêche réparties tout autour de l'île. Une pêche largement contrôlée par le gouvernement cubain. Pécher sans autorisation équivaut à de longues années de prisons à Cuba. Rare se font donc les pêcheurs, la population sur l'eau est très maigre comparé aux autres pays comme l'Inde ou même l'Europe. La vente directe depuis les stations est interdite mais en échange de quelques bières ou de produits non disponibles sur l'île, les cubains sont ravis de nous alimenter en langoustes géantes et en poissons en tout genre. Plus que nous ne saurions en manger!


Pagaye jusqu'à la station de pêche
Pagaye jusqu'à la station de pêche

Coup de foudre sur l'électronique

Au large, nous trouvons de belles îles paradisiaques où quasiment personne ne vit à l'exception des gardiens de ces réservent naturelles, ravis de nous accueillir. 


Seulement voilà, la pluie s'acharne sur nous pendant 3 jours et une après-midi, le tonnerre gronde et la foudre tombera à quelques mètres du bateau rendant fou le pilote automatique. Nous réparons deux jours durant puis sommes prêt à repartir. Mais, dans la nuit, la foudre! Une seconde fois! Le bateau s'illuminera et plus aucun appareil électronique ne fonctionne. C'est la fin de l'aventure, nous rentrons chacun de notre côté à La Havane après cette expérience riche en aventure et en mésaventure ;)



Quelques images en plus...

Cuba aura été une merveilleuse expérience. Et même si je ne pourrai rentrer en Europe à la voile, la belle aventure humaine et sociétale que l'île m'aura offert aura été la transition dont j'avais besoin avant de rentrer en Europe.

 

Quelques images pour en profiter encore et pour descendre sous l'eau à la rencontre des tortues! :D

Et sur Youtube, quelques petites vidéos...



Couché de soleil de fin àCayo Largo pour le Laurena
Couché de soleil de fin àCayo Largo pour le Laurena


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