Défi Zero Déchet Plastic - Un mois, les enseignements

Pour notre traversée de la Birmanie, nous nous étions fixé un défi: 1 mois à ne produire aucun déchet plastique. Ou du moins, le moins possible. Un mois étant passé, nous pouvons dire que l'expérience a été intéressante et riche enseignements.


Retour d'expérience, conseils et astuce dans cet article « Zéro Déchet Plastique ».


Résultats

Après un mois, voici en image, notre production de déchet plastique durant un mois à deux. 'Mais ce n'est pas zéro !', vous me direz. Oui mais c'est bien dix à vingt fois moins que ce que nous pouvions consommer avant. Je vous laisse d'ailleurs comparer avec votre poubelle de la journée...


Au début, il a fallu s'adapter, car en pleine campagne birmane, il a parfois était dur de trouver un repas autre que les petites supérettes pleines d'emballages plastiques. On a appris à prévoir, à maîtriser sa faim mais aussi à faire comprendre notre démarche. Alors voici point par point comment s'y prendre.


Finalement, il suffit de restreindre sa consommation de soda, de biscuit, de chips et autres snacks salés, tout ce dont votre corps vous remerciera de ne pas ingurgiter, pour limiter drastiquement sa consommation de plastique.


Matériel indispensable

En tant que voyageur et cycliste, voici le matériel dont nous vous conseillons de vous munir :

  • Plusieurs gourdes ou bidons d'eau,

  • Un ou plusieurs sac en tissu. Le mieux étant d'en avoir de plusieurs taille,

  • Un « lunch_box » pour transporter vos repas,

  • Un tuperware ou un récipient équivalent pour transporter les victuailles « fragile »,

(- Si vous comptez cuisiner, un réchaud et une popote classique. Etant dans des pays ou la nourriture n'est pas chère du tout, nous n'avons de notre côté pas cuisiné.)

La lunch-box
La lunch-box
Tupperware et sac en tissu
Tupperware et sac en tissu


Difficultés et astuces

L'eau

L'eau était l'une de nos principales craintes en Birmanie. Nous étions équipés de micro-pur mais n'avions pas vraiment l'envie de boire chimique durant 1 mois. Heureusement ce point a été grandement facilité par la présence de bonbonnes d'eau potable dans presque tous les magasins et la culture bouddhiste, en dernier recours, présente de nombreuses jarres d'eau potable a disposition des passants. Il suffit donc de remplir ses gourdes lorsqu'elles sont vides. Avec bien sûr un beau sourire en prime pour celui qui vous tourne le robinet.


Emballages et sacs plastiques

Exemple de vente avec emballages plastiques abondant
Exemple de vente avec emballages plastiques abondant

Là, la culture bouddhiste n'y peut rien. Comme en Inde, et en Thaïlande, l'usage des petits sacs en plastique et littéralement excessive ! On les utilise pour tout, courses mais aussi transport de repas, solide comme liquide. Il faut être sur ses gardes constamment pour ne pas se retrouver avec un sac plastique entre les mains dont on ne sera que faire après. Soyez donc vigilant sur ce point et n'oubliez jamais votre sac réutilisable ;)

Les repas

Les deux premiers jours ont été difficiles. Peu de restaurants et encore moins de nourriture sans emballage plastiques. Il nous faudra comprendre qu'il suffit de s'asseoir à la table de n'importe quel magasin et de demander à ce qu'on nous prépare un repas pour se rassasier. Le soir, nous utilisons notre lunch box indienne qui garde au chaud notre dîner, délicieux ! Finalement, à l'exception de la jungle (Voir article), il sera facile de se nourrir sans utiliser de plastique. Bien sûr, nous sommes bien aidé par les prix bas des repas en Birmanie, le défi sera bien plus dur dans nos pays pour cuisiner en pleine nature sans plastique...

Les boissons

Au début, nous nous restraignons à l'eau. Mais très vite les restaurant offre des boissons avec des bouteilles en verre consignés, ce qui rentre dans notre démarche. Nous respecterons cette règle tout du long, et dans la plupart des cas, au profit de la fameuse « Myanmar beer » !


Autrement, on trouve aussi bon nombre de jus de fruits fraîchement pressés pour remplir ses gourdes.


Les gourmandises sucrés ou salés et autres extras

Bien sûr, tout n'est pas que restrictions et contraintes, sinon notre moral tomberait bien bas. Pour les "en cas", nous découvrons multiples nouveaux fruits et dès que l'occasion se présente goûtons aux pâtisseries et beignets locaux faits maisons. Notre préféré, le beignet à la noix de cocos ! Alors, à défaut de suivre ses envies, nous nous laissons porté par les opportunités culinaires et gourmandes.

Mécanique et hygiène

Notre principale consommation de plastique aura été lié aux problèmes mécaniques. Crevaisons, chambres à air et tout autres matériels cyclistes étant assortis d'un inévitable emballage plastique. Nous ne pouvons alors pas lutter.


De même pour ce qui est des shampoing et produit d'hygiène. La solution serait de se restreindre au bon vieux savon ou de se munir d'un flacon rechargeable mais dur de trouver où recharger à l'étranger.


Un exemple pas sans réactions

La plus belle récompense lors de ce défi sera la réaction des gens. Le simple fait de refuser un sac plastique, de répondre à un regard interrogatif par le geste du refus d'un jeté dans la nature et la compréhension lu dans leur regard nous apportera une grande satisfaction. Nous observerons même certains aller raconter cela à leur amis. Espérons qu'ils s'y mettront aussi après notre passage.

La nouvelle génération est bientôt là et nous observe, montrez l'exemple ;)
La nouvelle génération est bientôt là et nous observe, montrez l'exemple ;)

Chacun sa responsabilités

Bien sûr, je vous vois venir, et nous l'avons eu aussi cette réflexion. Les bonbonnes à eau, elles sont en plastiques ! Comme vos gourdes et votre tupperware d'ailleurs ! Et puis qui vous dit qu'en cuisine ils n'utilisent pas pléthore d'emballage plastique ?!


En effet, mais il faut savoir remettre à chacun sa responsabilité. En refusant de consommer un produit avec un emballage, nous pensons largement faire notre part et exprimons une demande claire. A l'offre de s'adapter aussi en offrant plus de produits sans emballage plastique, à commencer facilement par les sacs en plastique.


Pour ce qui est des restaurateurs, difficile d'agir à part en discutant avec eux. Et pour nous, voyageur, difficile de cuisiner nous-même tout nos produits. A chacun de prendre conscience des enjeux. Le challenge doit être aussi de taille à réussir à cuisiner chez soi sans avoir recours à des aliments emballés dans du plastique. Quelqu'un veut-il relever le défi ?


Et, parfois, il faut aussi se soumettre au plastique, par manque d'offre. A ce titre, nous préférons le plastique réutilisable, type gourde ou bonbonne, au plastique jetable qu'est un emballage ou une bouteille en plastique.

 

Alors, prenons chacun nos responsabilités, augmentons la demande pour que l'offre s'adapte. Et vis et versa !


Continuera-t-on?

L'expérience a été riche et intéressante et malgré tout pas trop contraignante. Adepte du sobriété mais refusant l’excès, je pense pour ma part réfléchir plus dans les choix que je fais en achetant un produit, en le transportant ou en le cuisinant. Mais je ne pense pas encore m'imposer le Zéro Déchet Plastique à la lettre. Quand certaines envies se font sentir et que le plastique est inévitable, il faut savoir céder, juste un peu, sobrement...

 

Alors, à vos paniers (en osier), à vos sac (en tissu), direction le marché et les magasin de vente en gros pour continuer l'expérience Zéro Déchet Plastique et réduire notre impact sur le paysage qui nous entoure pour toujours et encore éviter cela :




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Commentaires : 3
  • #1

    MBonjour (mercredi, 25 février 2015 16:35)

    Cette approche (identifier ce qui est de notre responsabilité, questionner ses habitudes, trouver des alternatives en s'inspirant des traditions locales, expliquer sa démarche sans "sectarisme" et éviter le jusqu'au-boutisme parfois contre-productif) me plaît infiniment ! Et c'est applicable à tout un tas de domaine !
    La Classe.

    Et en plus, ça oblige à manger local, de saison et fait-maison.

    A nous de jouer !

  • #2

    Melanie (mercredi, 25 février 2015 20:54)

    Done and done. Here begins 1 month of plastic-free living for me too! You are inspiring and very energizing. Thanks for filling the world with your passion for taking care of our beautiful earth ROM!!
    xox

  • #3

    Tammi Scheuermann (mercredi, 01 février 2017 17:10)


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