De la vallée de Katmandou au Teraï du Népal

De retour sur les routes, il nous faut nous extirper de Katmandou pour un dernier adieu aux montagnes du Népal, découvrir le Teraï et sa vie sauvage avant d'atteindre une nouvelle fois la frontière indienne entre autres déboires.


Récit photo dans cet article.


S'extirper de l'Himalaya

Sortir de la vallée de Katmandou, berceau historique du Népal, n'est pas chose aisée, même les anglais s'en souviennent! C'est que la capitale est entourée de montagnes, à l'est, au sud, au nord comme à l'ouest. Après une petite étude topographique et la connaissance du trafic routier, nous préférons longer la vallée vers l'est.


Dès les premiers kilomètres, Marc se rend compte que son vélo, bien qu'adapté pour le touring, a un peu de vécu et fatigue. En deux jours, deux casses de chaines, un pneu troué et 4-5 crevaisons. Mais rien pour nous décourager. Simple bizutage mécanique pour Marco!


Les paysages pour quitter Katmandou sont magiques! La routes choisie longe une crête avec une vue incroyable sur toute la chaîne des Himalaya. On aura même la chance de contempler durant une demi-heure le mont Everest. Au top!

Dans les hauteurs de la vallée de Katmandou, les sommets de l'Himalaya en arrière-plan
Dans les hauteurs de la vallée de Katmandou, les sommets de l'Himalaya en arrière-plan
et chaîne cassée
et chaîne cassée

L'itinéraire choisi s'avère être le bon. La qualité de la route, le faible trafic, et la beauté des paysages nous enchantent et comble notre premier campement. Deuxième jour, on déchante un peu quand, virage après virage, un col de 900 mètres non localisé s'érige devant nous sur 30 km et nous pousse à l'épuisement. Mais, en courageux Gorkha népalais, rien ne nous décourage. Simple bizutage cycliste en règle! Marco est maintenant rodé.

 

Et puis, chaque cycliste sait cela, après une montée difficile, la descente ne sera que plus belle! On en profite sur plus de 30 km! 

Les premiers lacets
Les premiers lacets
attention à la chute
attention à la chute
et ça n'arrête plus!
et ça n'arrête plus!

Le plaisir de monter un campement, de jour
Le plaisir de monter un campement, de jour
comme de nuit, étoilée
comme de nuit, étoilée


L'étonnante vie sauvage de Koshi Tappu

En bas des montagnes de l'Himalaya, c'est le Teraï du Népal. Une plaine qui s'étend jusqu'à l'Inde et où l'on retrouve son ambiance dès le passage de la frontière du district. Du monde, partout, chaque lopin de terre est cultivé, les temples et les habits hindous sont de nouveau là. Quelque peu en avance sur notre passage de la frontière... 


Dans ce climat, dur de trouver où camper. Mais à force de chercher, on trouve un verger de manguier où nous ne serons pas dérangé. Seules les lucioles et les chants incessants des temples hindous rythment notre nuit.

Petite route de la réserve
Petite route de la réserve

Pour rompre avec les longues lignes droites de ces plaines, notre repos s'appelle Koshi-Tappu. Koshi-Tappu est une réserve naturelle principalement ornithologique. On nous autorise à y entrer en vélo pour notre plus grand bonheur.


Dès l'arrivée dans les environs de la réserves on peut observer d'étranges créatures hautes de 1m20, les Marabouts! Ils nous font mettre de suite pied à terre tellement ils en imposent. Nous ne les verront pas voler mais ils impressionnent par leur gabarit!


Dans la réserve, nous sommes chanceux. Dès le premier kilomètre, deux éléphants sauvages ont choisi de se montrer le jour de notre passage. Et ce n'est pas chose courante à en croire le Lonely planet et les locaux que nous interrogerons. Pas très amicaux à l'approche des vélos, nous les observerons depuis la route. Quel plaisir de voir des éléphant sans chaine, sans cloture ni personne pour les monter ou les dresser. Ils sont libres, comme la douzaine d'éléphant qui vit ici, comme nous sur nos bicyclette dans ce parc.

Au milieu des champs,
Au milieu des champs,
dans la jungle, se cache
dans la jungle, se cache
Marabout nous contemplons
Marabout nous contemplons

A la rencontre de ces libres pachydermes,
A la rencontre de ces libres pachydermes,
Dumbo, mon vélo, se sent comme en famille!
Dumbo, mon vélo, se sent comme en famille!

Nous passons le reste de la journée à profiter du calme et de la vie sauvage du lieu. Buffalo, perruches, libellules et autres oiseaux dont nous ne connaissons le nom. Un bol d'air hors du trafic et chahut des hommes qui nous va bien.


La journée se termine sur le bord du fleuve à contempler le coucher de soleil en espérant voir les dauphins d'eau douce que compte la réserve. Et la nuit arrive vite, sur un battement d'aile...

Saurez-vous voir l'oiseau?
Saurez-vous voir l'oiseau?
Chill out sur la plage
Chill out sur la plage
Comme un dragon volant
Comme un dragon volant

Plus interessant que l'éléphant, l'homme blanc barbu et son vélo
Plus interessant que l'éléphant, l'homme blanc barbu et son vélo

Fin de journée ornitho-sunset!
Fin de journée ornitho-sunset!

Entre- temps, contre-temps

Voici donc le récit de notre dernière semaine au Népal. Il s'atténue un peu par quelques péripéties intestinales à noter entre tout ça. En effet, dès le 3e jours, je, puis Marco par la suite, tombe bien malade. Passages incessants aux toilettes et gargouillis sans nom si vous voyez le tableau. Bref, nous comprendrons ensuite que nous avons attrapé la giardia, une bactérie présente dans l'eau bien connue des locaux et voyageurs. Nous voilà averti, l'eau pure des montagnes c'est terminé. Retour à l'eau minérale et purifiée.


Et puis les fermes, à contre-temps. Car nous aurions voulu finir le Népal à "Almost Heaven", une ferme qui met en pratique le "do nothing" de Fukuoka dont j'aurais aimé vous parler plus amplement. Mais faute de retour de notre contact, ça ne s'avérera pas possible. De même, la visite chez nos amis d'Annadana (Voir article) dans l'état de Meghalaya en Inde ne sera pas possible en période de noël-nouvel an. Les amateurs d'agroécologie comme moi devront attendre encore un peu pour des nouvelles fermières. Sauf si, sur le bord de la route, rencontre se fait. A suivre donc...


A la frontière de l'Inde

Pour la troisième fois, le Cycle de la Terre passe la frontière de l'Inde. Dans le nord-est de l'Inde, 1000 km nous attendent jusqu'à la frontière du Myanmar. Sur les bords de tous les affluents du delta du Ganges, nous espérons rencontres et beauté agricole pour finir ces 6 mois à traverser l'Inde.

Immigration, check!
Immigration, check!

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Commentaires : 3
  • #1

    Dad Philippe (vendredi, 19 décembre 2014 19:43)

    Hello les bikes boys !

    T'es dur avec Marco, Romain. Le bizuter comme çà !

    Qu'est ce que j'ai envie de revenir vous voir ... Je montre nos photos à tout le monde ... :)

    Bisous et bonne route en Inde. On se voit sur skype la semaine prochaine ?

    Big Dad !

  • #2

    Agnes gallois bouvard (jeudi, 25 décembre 2014 15:48)

    Bon Noël à toi Romain, même loin on pense à toi en ce jour un peu spécial. Et respect pour ton aventure.
    Bises des Bouvard.

  • #3

    Zaza votre couz (vendredi, 26 décembre 2014 11:18)

    Salut les couz !
    Je vous souhaite un joyeux Noel ! C'est magnifique ce que vous faites, c'est vraiment chouette de vous voir réunis !
    Je vous fais de grooosses bises ! (Romain, à travers les poils de ta barbe, pas évident ;)