Lang Tang - Par les lacs, vers les hauts sommets de l'Himalaya

Lang Tang family!
Lang Tang family!

Après la raze campagne peuplée de l'Inde, nous voici au Népal, au pied de l'Himalaya. Très vite on atteint 1500 mètres à Kathmandu puis les sommets se perdent toujours plus haut 5000, 6000, 7000... Premières ascension accompagnée de toute la famille dans le Lang Tang par les lacs et notre premier 5000 mètres à tous!

 

Récit de ces 3 premières semaines de trek hautes en altitude et autres effets secondaires...


Gosainkud, vers les lacs

Depuis Kathmandu, notre trek débute par 9 heures de bus. Comme en Inde, assez folklore, sauf que les bus sont plus petits, les routes à flanc de montagne et que les locaux n'hésitent pas à envahir le toit de l'engin. Au moins, il y a du spectacle !

 

Le départ du trek se fait à Dunche à 2200 mètres. Avec Victoria nous tentons lors de cette première semaine de rattraper un groupe d'amis français perdu dans le Lang Tang. Objectif : les retrouver aux lacs de Gosainkud dans 2 jours à 4300 mètres. Soit 2100 mètres de dénivelés en deux jours pour nos jambes habituées au vélo. Pour rajouter au plaisir de la grimpette, on s'aperçoit le soir que la carte indique « steep » (pentu) sur notre itinéraire. Et en effet, c'est bien pentu ! En gros l'équivalent d'une montée de marche haute comme 8 tours eiffels...

 

Très vite, nous sommes dans la forêt, l'automne que nous pensions manquer cette année est là avec ses jaunes, rouges et autres violets. Au dessus de 3500 mètres, la forêts disparaît et laisse place à une vue dégager sur les sommets alentours de l'Himalaya. Réveil au « Morning view » et couché de soleil !




Nos amis sont là-haut. Mais sans internet et sans téléphone, ni réseau d'ailleurs, difficile de se coordonner. Nous gardons espoir et le lendemain à 6 heures, nous entamons l'ascension vers les lacs. Après le col à 4100 mètres, les effets de l'altitude se font sentir, le chemin suit alors une falaise qui tombe à pic vers une rivière argentée par le soleil.

 

Un, puis deux, les premiers lacs apparaissent. Entourés de sommets enneigés, le panorama est exceptionnel. Les toits des auberges nous indiquent le dernier lac à 4300 mètres. Il est 11h, grand beau, une vue sensationnelle, un thé chaud, mais aucun signe de mes amis... Après un tour des auberges, j'apprends qu'ils sont partis à 7heures le matin même. Soit seulement 4 heures avant notre arrivée. Je rage un peu... J'apprendrai par la suite qu'ils ont été contraints, du fait du mal de l'altitude, de passer le col et redescendre. Peu importe, ce cadre à couper le souffle valait largement nos efforts des deux derniers jours ! Alors Audrey, Baptiste, sans rancune, on essaye de se recroiser où ???


La vallée du Lang Tang


Arrivés au sommet, nous devons redescendre direction Syabrubesi, le prochain village de la vallée où nous rejoignent mes deux frères et mon père. Mais après une journée de descente, 1700 mètres de dénivelé, nos jambes n'en peuvent plus. Le matin, les courbatures nous font souffrir comme jamais. Un puis deux jours de repos n'y font rien. Victoria ne peux pas marcher. Je descendrai alors seul à la rencontre de ma famille pour les remonter jusqu'ici.

 

Heureusement, le doyen homéopathe de la famille qui nous héberge prodiguera des massages miraculeux à Victoria ainsi que de bonnes soupes qui la remettront sur pied ! Trois jours de repos où nous avons pu observer la beauté de ces champs cultivés creusés dans la montagne et ainsi faire la rencontre de cette famille népalaise et des trekkeurs de passage (notament suisses).


Le lendemain, nous voilà partis vers la vallée du Lang Tang. Nous nous enfonçons une nouvelle fois dans la forêt par des ponts suspendus au dessus de torrents. Au fond de la vallée, nous remontons le torrent principal qui mène aux sommets. Dans la forêt, nous observons la flore local et ces arbres qui se parent de mousses et autres végétaux ayant trouvé refuge sur les larges branches humides. Nous espérons apercevoir le panda roux qui vit dans cette jungle mais très vite ce sont les singes, les écureuils et surtout les yaks qui viennent à notre rencontre.


Après 3 jours de montée, le relief se fait plus plat, la forêt disparaît et s'ouvre sur une scene pastorale vers les hauts sommets. Les dernières montées se font plus dures avec l'altitudes. Le paysage plus rocailleux. Nous sommes encouragés par les locaux d'abord, dont l'étonnante Poupou, puis par les prières boudhistes qui hornent les murs érigés dans des temps passés et que nous contournons, par la gauche bien sûr. Il nous mènent ainsi à 3800 mètres, à Kyanjin Gompa, le dernier village avant les sommets.



Kyanjin Gumba vers les 5000

Il nous faudra bien une après-midi, voir une journée pour s'acclimater avant de montée vers les 5000 mètres. Les plus courageux, ou ceux qui ne savent pas se reposer, comme vous voudrez, partiront pour un premier sommet à 4400 mètres. Une ascension qui offrent une belle vue sur le Lang Tang Lirung culminant à plus de 7000 mètres et la langue de son glacier qui malheureusement recul à vue d'oeil.


Le deuxième jours, tout le monde est motivé. Direction 5000 mètres (enfin 4984 mètres pour les tatillons). 1200 mères de dénivelé sans sac. Nous longeons d'abord ce lac sans fin constitué uniquement de roche, puis l'ascension, dans le calme et la méditation pour les premiers 700 mètres. Au côté des yaks et des autres trekkeurs. Très vites nous sautons de pierre en pierre puis la neige apparaît juste avant le sommet. A 4800 mètres, nous dépassons l'altitude du Mont blanc atteint un an et demi plus tôt. Il nous faut alors faire attention où nous posons les pieds car la glace a fait son apparition. Et après 4 heures d'effort, nous voilà au sommet.


Les drapeaux boudhistes flottent sur la crête et la vue sur les sommets de l'Himalaya s'ouvre à 360°. On croirait presque pouvoir voir l'Everest. Au delà de l'effort physique, le sentiment de bien-être ensemble avec ma famille est bel et bien là. Nous profitons de l'instant, de quelques photos et d'un sandwich hors norme, le meilleur du Népal !


Nous redescendons par l'autre face de la montagne, en pente plus douce avec toujours autant de panorama pour nous éblouir. Petit à petit la vue s'ouvre sur le mont Lang Tang Lirung. La taille de cette montagne de 7246 mètres est impressionante !

 

Dur pour les genous et les pieds, nous redescendons en 3 jours vers Syabrubesi.



Un bain chez les Tamang

Il nous reste 4 jours avant de revenir à Kathmandu. Nous décidons d'aller faire un tour du côté du « Tamang Heritage ». Un trek moins de touristes, avec plus de village authentiques et des cultures en terasse. Mais aussi moins de bus... Nous perdrons une journée, journée de repos, avant de passer de l'autre côté d la vallée.

 

Nous décidons le jour suivant de monter vers les bains thermaux de Tuti pati.Tatopani Une montée de 800 mètres raide et en zig zag dans les champs sur la fin, mais la récompense est au rendez-vous. Des bains naturellement chaud au milieu du village. L'occasion pour nous tous de bien se laver après ces journées de trek où l'eau chaude n'est pas vraiment du quotidien. Une belle dernière journée de marche pour finir ces 3 semaines de trek.




Retour à Katmandou, le rally Eco-heritage

Madhukar, notre hôte à Kathmandu, fait partie de la communauté cycliste (www.warmshower.org). Il est aussi très actif au sein de Kathmandu et nous a convié à joindre le rally cycliste qu'il organise ce samedi. Organisé pour promouvoir la pratique du vélo à Kathmandu, nous parcourons sur la journée 45km à travers la capitale et les villages traditionnels alentours. Hughes, Laurie et Agnès, trois autres cyclo français sont aussi de la fête parmi les 150 cycliste népalais du rally.

 

Partant sans vraiment savoir de quoi il allait s'agir, cette journée sera un vrai régal avec une organisation au top et un vrai bel enthousiasme dans tous les village rencontré. A chaque étape nous empilons sur nos fronts la pppp local ainsi que quelques fleurs dans nos cheveux. Nous finissons rougoyant mais avec le sourir tous ensemble autour d'un bon repas.

 

Merci Madhukar et toute l'organisation de nous avoir convié à la fête ! Un bel exemple à suivre ! Diapo phot en attendant une éventuelle vidéo. (Pour en voir plus sur Facebook: Jyapu Culture Development Trust)

Diaporama photo (dans le désordre)

Photos en attente d'une meilleure connexion... [voir Facebook ci-dessus]




Écrire commentaire

Commentaires : 5
  • #1

    Victoria (dimanche, 30 novembre 2014 14:56)

    Even though we lived it together, there is something really special about these articles and I love reading them! I was on top of the world during our travels and your words bring me back :)

  • #2

    Dad Philippe (dimanche, 30 novembre 2014 17:37)

    I agree with Victoria !

    Love you all !

  • #3

    Jean-Yves (dimanche, 30 novembre 2014 17:45)

    Quelle lecture fantastique. C'est trop bien de voir mon frère et mes 3 neveux tout là haut. Olivier et moi vous embrassons tous, et notamment Romain et Marc qui sont donc partis pour un petit bout de chemin ensemble !

  • #4

    Jean-Dom (dimanche, 30 novembre 2014 19:07)

    Salut les neveux,
    quel plaisir de te lire Romain.
    j'ai quelque-chose à te transmettre de la part de certains de mes élève à qui j'ai raconté tes aventures : où puis-je glisser une pièce jointe audio ?
    A+
    Jdom

  • #5

    Carole Saint-Père (mardi, 02 décembre 2014 16:50)

    Décidément formidable, cette aventure, Romain. Et bravo pour ce superbe travail de communication et de documentation depuis le début. Félicitations, bonne continuation et merci de nous faire rêver!