Un an de voyage à vélo à travers les fermes du monde

Ce 6 octobre 2014, cela fait 1 an précisemment que l'aventure du Cycle de la Terre a débuté. Je commence à réaliser que cela fait un bon moment. L'aventure n'est pourtant pas fini, je ne suis pas encore prêt à rentrer, mais le chemin parcouru et les expériences faites au sein des fermes sont déjà nombreuses.

 

Retour et ressentis sur cette première année à bicyclette à la rencontre des fermes de ce monde. [En plus: des liens dans le texte vers les articles marquants de cette année]


Préambule

Je me souviens il y a un an, le grand départ. Je me souviens de cette sensation de liberté dès les premier coups de pédale. Après 10 mois de préparation et une semaine de rush pré-départ : « Ca y est, je suis parti !». On me le répétera souvent au début de mon voyage quand je dirai que pour l'instant je n'ai encore rien fait : « Si, tu es parti !». Pourtant, je mettrai 6 mois à me sentir vraiment en voyage. Avant, ce n'était que le début. Peut-être pour ne pas se sentir trop vite arrivé.

 

Depuis, j'ai parcouru 12 pays en passant par l'Europe, le Moyen-Orient et maintenant l'Inde. Près de 10 000 km parcourus en 140 jours sur ma bicyclette. 140 jours vous me direz, ça ne fait pas un  an. Et oui, car la majorité du temps cette année, je l'ai passé dans les fermes à apprendre et à découvrir de nouveaux horizons dans chaque pays traversé.

 

Retour sur cette première année qui m'a mené jusqu'à la pointe sud de l'Inde. Réflexions, dissertations et digressions, entre fermes et aventure à vélo.

Un an sur les routes de ce mondes, 12 pays, 10 000 km, 14 fermes et ça continue!
Un an sur les routes de ce mondes, 12 pays, 10 000 km, 14 fermes et ça continue!

2 mois d'apprentissage en France

Avant de prendre la route pour de bon, je fais le tour des fermes dont je souhaitais faire l'expérience en France. 500 km à vélo pour six lieux inoubliables qui resteront gravés dans ma mémoire durant tout le chemin jusqu'ici. C'est un véritable apprentissage pour moi. Cultiver les jardins de Terre & Humanisme, ramasser les chataîgnes avec Christophe, observer la montagne pour adapter ses pratiques, faire le pain aux petits grains ou encore récolter les olives avec Patrick. J'y apprendrai de nombreux savoir et une irresitible envie de revenir plus longtemps dans chacun de ces lieux à mon retour.

 

J'y ai aussi gardé de nombreux contacts et amis avec qui je corresponderai tout au long de cette année. Des influences, des conseils, des échanges sur le voyage, les fermes, les rencontres. Et j'ai hâte de revoir tout ce monde.


Partager sa roue sur les routes

Avant mon départ et tout au long de la route, on me questionnera souvent sur le fait que je fasse la route seul. Au final, sur presque 10 000 km parcouru cette année, environ 5 000 km se sont fait en compagnie d'amis ou de rencontre cycliste sur la route avec une mention toute paarticulière pour la compagnie cycliste du Mont Ararat en Turquie que nous formerons avec 4 autres cyclistes du monde, belge, espagnol et français. 3 semaines qui nous laisseront à tous les 4 des souvenirs inoubliables ! Bonne route à vous les amis et je vous recroiserai je l'espère sur la route de ce monde l'année à venir !

 

On me posra tout de même de nombreuses fois les questions « pourquoi fais-tu ce voyage ? » ou « pourquoi voyages-tu seul ? ». Ma réponse à mon interlocuteur sera souvent simple et sincère : « Pour te rencontrer, toi » ou « Je ne suis pas seul, je suis avec toi en ce moment ». Bien que créant la plupart du temps de l'incompréhension. Ces réponses feront leur effet certaines fois. Dans le même ordre d'idée, on me demandera des centaines de fois : « où vas-tu ? », ma réponse favorite : « Je vais par là, tu viens avec moi ? » ou « Je vais là, juste devant », pointant du doigt le bout de route devant ma roue. Les taxis indiens et Sri lankais ne seront pas vraiment friands de cette réponse peu lucrative.     


Des peurs inexistantes

Au fil du voyage, j'ai été souvent amener à disserter dans mes pensées. Voilà une petite dissertation ou je tente de discocier la peur et la crainte.

 

La crainte se réfère à ce que je ressentait avant mon départ. Partant en hiver, je craignais le froid des balkans, les routes de l'Albanie, les montagnes de Turquie et la frontière avec l'Iran. Toutes ces craintes que « quelque chose arrive » mais que je saurai surmonter. D'ailleurs j'eu beaucoup de chance, l'hiver au mois de janvier a été doux dans les balkans, l'Albanie dépaysante, les montagnes de Turquie très dures mais tellement belle. Et que dire de la frontière avec l'Iran, le début d'une rencontre avec un pays au peuple fabuleux loin de l'image que les médias en donne.

 

Mais la peur. La peur, elle n'est pas vraiment en moi. La peur, on m'en fait part. La peur de son vosin, souvent à l'ouest. En Europe, la Turquie orientale nous fait peur, en Turquie, l'Iran fait peur, et en Iran que dire de la peur d'Israel ou des arabes... Un constat général qui au final n'a pas vraiment lieu d'être.

 

Le plus déroutant est la peur de son voisin proche. En Inde, je suis déconcerté car dans 100% des cas, les habitants nous dirons que leur plage, leur forêt ou les villages alentours sont dangereux. En revanche dans leur village, on est toujours en sécurité. Quelle différence y-a-t-il alors avec le village d'à côté ? Un paradoxe qui nous pousse à regarder chacun de nos voisins d'un autre œil pour mettre en perspective nos peurs. Et qu'en réalité la peur n'existe que dans notre esprit. Dans les villages, chacun suit sa vie et dans 99% des cas, avec une honneteté très humaine.

 

Cependant, je n'affirme pas qu'il faut être naif et se sentir en sécurité partout. Comme en montagne ou en mer, il faut être conscient des risques et tenter de les éviter. A vélo, on apprend à choisir ses coins pour camper. Ceux où l'on se sent en sécurité. Et jusqu'ici, je n'ai jamais été vraiment embêté ou délogé de ma tente , si ce n'est pour me faire inviterchez l'habitant.

 

C'est ce que j'appelle les craintes du voyageur. Celles qu'il sait éviter ou surmonter mais qui ne ressemble en rien aux peurs qui nous asservissent à un sentiment sans aucune humanité.

 

Je crains quelque chose car je le connais ou je le redoute. Mais la peur c'est dans la tête, j'ai peur car je me fais des idées, je ne sais ce qu'il peut arriver. La peur n'est d'aucune utilité. Il faut connaître pour éventuellement craindre. 


Dessiner la continuité des paysages, des cultures

« Pourquoi à vélo ? » Cette question-ci revient aussi souvent. Avant le départ, je ne pouvais que supposer, aujourd'hui je peux l'affirmer : c'est un merveilleux moyen de lire les liens qui unissent se monde. Les liens naturels en suivant la continuité des côtés, des chaînes de montagne et des plaines de ce monde. De les voir évoluer, changer et de savoir en dessiner la continuité. Et puis les liens culturels. Voir évoluer les habitudes, les traditions, les cultures. Chaque pays, chaque région sont à chaque fois une nouvelle découverte. Il faut s'adapter, prendre ses marques, ses nouvelles habitudes. Cette découverte permanente motive toujours et encore mes coups de pédales vers d'autres montagnes et d'autres peuples de cette terre.


Partout, les exemples existent

Oser le pas, le coup de pédale. Montrer que c'est possible quand on me dit que c'est impossible. A vélo ou dans les fermes c'est mon intention. Après un an, dans chaque pays, j'ai rencontré des personnes, des lieux, des cyclistes qui nous prouvent par leurs actions et leurs années d'expérience parfois, qu'un autre possible existe. Que si l'envie est en vous et que cela vous semble possible et légitime, il faut le réaliser. Il suffit d'un pas.

 

Par mes visites, je tends à montrer qu'une agroécologie est possible. Une agroécologie qui promeut des pratiques agricoles durables, incitant à une meilleur compréhension de son environnement, à des interactions plus locale en tissant des liens entre les hommes et avec la nature.

 

En partant, je ne pouvais qu'y réfléchir, y penser. Maintteant, je suis plus que convaincu. Que dire de ces fermiers en Grèce qui agissent ensemble pour ces dons de la nature que sont les semences, de ces acteurs locaux partout en France qui m'ont montré leur savoir-faire, des bénévoles de Sadhana en Inde, capables de faire pousser une forêt tropicale, des fermiers d'Annadana qui se battent pour transmettre leurs connaissances. Et plus que tout, que dire de ces milliers de paysans que j'observent au bord de la route, ceux qui n'existent presque plus en France, qui savent vivre avec si peu d'argent tout en profitant de ce que la nature leur apporte. Je veux fair parti de ceux-là et de ceux qui transmette ces savoirs pour qu'ils perdurent.


Les rencontres d'un voyage

De village en village, de lieu en lieu, en passant quelque temps avec une personne, de belles rencontres se créées. En un an, je suis impressionné par le nombre de rencontre qui m'ont marqué.

 

En France d'abord, dans chaque lieu où je suis passé. Les bénévoles de Terre&Humanisme, Christophe, Didier, les petits grains, Patrick... Et puis la Grèce avec Peliti, le groupe local de Perdikkas, Nick puis Nico. Je ne manquerai pas de retourner les voir lors du festival Peliti dès mon retour. Puis la Turquie avec Tracy à Istanbul, les bénévoles de Narkoy ou ce lieu merveilleux qu'est Ekodanitap dans les montagnes Kaçkar. Pour finir, l'Inde en apothéose ! Que de belles rencontres en Inde, Sangita et les fermiers d'Annadana. Et que dire des dizaines de bénévoles de Sadhana qui m'ont tellement marqué. L'une d'elle s'est même arnaché à son vélo pour faire toute l'Inde avec moi ! Puis Benjamin au Sri Lanka et récemment Milton notre hote au Kerala.

 

J'en oublie beaucoup je le sais. Un énorme merci à vous tous ! J'espère avoir marqué vos esprits de mon passage autant que vous avez marqué le mien !


En quelques chiffres

A vélo

  • 10 000 km parcouru 
  • 140 étapes à vélo
  • 70 km/étape en moyenne 
  • 12 pays traversés 
  • 1 crevaison en 8000 km jusqu'en Iran, des dizaines depuis...

Dans les fermes

  • 14 fermes visitées au travers le monde
  • 3 kg de don de semences anciennes en Grèce et en Inde grâce à Kokopelli SSF 
  • 180 jours de bénévolats 

Budget

  • 3 500 €  de dépense sur l'année (hors avion, environ 700€, et visa, environ 200€)
  • Soit 10€/jours tout compris (nourriture, logement, réparation du vélo, transport [bateau, bus], dépenses diverses [habillement, dons associatifs, souvenirs] 

 

Le budget quotidien est aujourd'hui supérieur à l'objectif initial de 7€/jours. Cette moyenne tend cependant à diminuer dans les pays asiatiques. Cette objectif reste donc le même au quotidien pour les mois à venir.

Autres

  • 40 nuits hébergé chez l'habitant du bord de la route. Merci à vous tous pour votre hospitalité spontanée !

  • 1 reception d'orange lancée par un vieillard en Albanie

  • 1 Don de 12 langoustes au bord de la 4 voie iranienne

  • 5 barres chocolatées passées à travers la vitre d'une voiture à la frontière turque

  • 1 Quoran « pour vos amis non-musulman » au Tamil -Nadu (Inde)

  • 1000 klaxons de bonjour iranien (à raison de 50 par jour) et 1 milliard de klaxons indiens pour simplement dire « tût tût attention j'arrive ! Tût tût atention j'arrive ! »

  • ...


Vous, ma motivation supplémentaire

A vant le voyage, le jour du grand départ et au grès des wifi de ce monde, vous échangerez avec moi. Pour partager l'enthousiasme de ce voyage, me poser vos questions, me demander mes ressentis ou plus de photo.

 

Plus que de simples échanges, vos messages, vos soutiens et spécialement la correspondance avec les écoles me procureront une motivation supplémentaire. J'espère que vous continuerai à me pousser par vos mots!


Et maintenant?

Le plus dur est-il à venir ? Parcourir l'Hymalaya à pied au Népal et en vélo dans le Nord Est Indien l'hiver arrivant. Franchir par les terres la frontière Birmane et à vélo ce pays d'ouest en est. Pour finalement redescendre la Thailande et arriver en Malaisie. Voici les principales difficultés à surmonter pour les 6 mois à venir. Rien d'insurmontable mais le défi reste grand.

 

Et sur la route, toujours des fermes, des lieux et des personnes à rencontrer. Ceux qui agissent en leurs termes pour une agroécologie dont l'échelle est humaine. Toujours plus de devinette et le récit des milles surprises de la vie d'un voyage.

 

Ah oui, et pour répondre aux « Qu'en reviendra-t-il ? », pour dire vrai, je ne le sais pas encore moi même. La route se poursuivra peut-être ou le voyage se continuera autrement. Si le cœur m'en dit, si mes jambes me poussent encore et si mes finances me le permettent. Qui voyagera verra...

 

Et pour ceux qui auront poursuivi leur lecture jusqu'ici, je termine ce long article d'une année en partageant avec vous le texte d'un voyageur transmis par mon frère Vincent lors de mon périple. Des bouts de texte qui résonnent souvent lors de mes périgrinations de cycliste. Bonne lecture :

 

« Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour voyager », écrit Stevenson dans son journal des Cévennes : « Je voyage pour le plaisir du voyage. L’essentiel est de bouger ; d’éprouver d’un peu plus près les nécessités et les aléas de la vie. De quitter le lit douillet de la civilisation et de sentir sous ses pas le granit terrestre avec, par endroits, le coupant du silex ». D’éprouver cette sensation physique du monde, l’horizon grand ouvert, la poussière des chemins sous les pas. Sans oublier le désarroi, la peur de se perdre, la solitude, récompensés par cette exultation qui vous soulève lorsque vous sentez passer à travers vous la pure splendeur du monde.

 

Partir. Ficher le camp. Décamper. Prendre le large. Peu importe les mots et la manière pourvu que l’on parte. Voyager, c’est oser l’autre, oser l’ailleurs, oser rompre avec ses habitudes et ses certitudes. C’est aller se frotter à d’autres cultures, d’autres lois, d’autres manières de voir. Si partir, c’est mourir un peu, rester, c’est s’enterrer beaucoup.

 

Dans un monde où tous les pays semblent à notre portée, l’essentiel demeure : voyager n’est pas seulement se déplacer. Voyager, c’est rencontrer l’autre, pour le meilleur et pour le pire, le connaître ou le reconnaître. C’est abolir l’inconnu. Et, comme le dit si bien le poète libanais Georges Schéhadé, aller de par le monde afin d’y « rencontrer la poussière savoureuse des hommes ». En somme, voyager, c’est n’être jamais seul.

 

Voyager, c’est aussi perdre. Perdre son journal quotidien, son croissant, son église, son parti, son dieu, son costume trois-pièces, son match, son pousse-café. Perdre ses amis, ses ennemis, ses pairs, ses femmes et ses enfants. Perdre son monde qu’on croyait rond, et qui s’étire, le traître ; perdre son rythme, bouffer une mesure et se retrouver à contretemps, dépassé par l’orchestre. Perdre sa dignité, ne plus savoir dire « Bonjour », ni « Merci », ni « Où puis-je me laver les mains ? », ni « C’était délicieux ! », ni « Je considère pour ma part que… ». Perdre ses références, ses bons mots, ses allusions, ses réparties.

 

Vous n’imaginez pas combien cette petite planète regorge d’être étrangers, d’hommes vêtus de robes ; de femmes diversement belles, de fous, de pauvres, de prêtres multicolores/ Vous n’imaginez pas à quel point les enfants de partout, contrairement à ce que disent les chansons, se ressemblent si peu.

 

Partir, ce qui s’appelle partir, ce n’est pas seulement s’en aller, s’éloigner. Ce n’est pas seulement mettre de la distance entre un point et un autre. Partir c’est s’apercevoir qu’on ne connaît pas, qu’on ne possède pas ce que l’on perd des yeux. Que le familiarité des jours et étourdissante, et vous bâtit un décor que vous finiriez, en ne partant jamais, par prendre pour de l’éternité, pour de l’inusable.

 

Partir, c’est se préparer à revenir différent, à découvrir et à admettre que votre monde n’est pas ce que vous pensiez. Admettre et vérifier que le centre du monde n’existe pas et que, s’il existait, ce ne serait pas vous, ni plus ni moins qu’un autre.

 

Partir, c’est vivre beaucoup, donc se savoir mortel. Vous vous êtes donné tant de mal pour ne plus voir que le fleuve coule, pour camper sur sa berge et le rêver immobile/ Si vous partez, après tant d’efforts, il va se remettre en marche, en crue, il vous bousculera, il vous emportera, le courant sera le plus fort, et vous regarderez le monde défiler en sachant, cette fois, que c’est vous qui dérivez, et que c’est lui qui reste.

 

Si vous préférez votre terre ferme, surtout, ne vous approchez pas du bord !»

 

                              - Charles Gardou.

 



BON ANNIVERSAIRE


BON ANNIVERSAIRE



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Commentaires : 8
  • #1

    Fab (lundi, 06 octobre 2014)

    Quelle prose, un régal !

  • #2

    Gladys (lundi, 06 octobre 2014 21:04)

    Bon anniversaire! Ton voyage est une quête,la quête de l'impossible. La rencontre avec l'Autre est impossible et pourtant, c'est ce qu'il faut faire, l'im-possible... "Rencontrer", je veux dire, établir une relation amoureuse avec l'Autre, cela est un "devoir-être" de notre humaine nature. Bon voyage alors!

  • #3

    Nick (mardi, 07 octobre 2014 11:31)

    Καλημέρα Ρομανούλη.Χρόνια πολλά!

  • #4

    Mambilous (mardi, 07 octobre 2014 11:38)

    J'ai beaucoup d'émotions et beaucoup de fierté à te lire. J'étais loin d'imaginer en t'offrant le petit vélo bleu pour faire le tour des vignes à St-bau que tu partirais faire ce tour du monde. Quel bonheur de te savoir heureux.bon anniversaire

  • #5

    Pauline (mardi, 07 octobre 2014 21:53)

    Impressionné. Tu semble si épanoui. Sème ta route. Encore.

  • #6

    Joel (mercredi, 08 octobre 2014 13:24)

    Le héros est celui qui sacrifie sa vie à quelque chose de plus grand que lui. Le héros est celui qui se dépasse, qui transcende ses limites personnelles pour accéder à un état supérieur,c'est par un sacrifice que le héros entreprend cette aventure: le sacrifice, c'est-à-dire le risque, celui de sa propre vie. En effet, le héros est, par nature, un aventurier, un être d'exception qui défie l'inconnu, qui toise la mort. Le héros est un aventurier qui quitte tout pour poursuivre une quête; qui investit son existence dans une entreprise qui le transformera radicalement. On ne revient jamais tout à fait le même d'une telle odyssée.

  • #7

    Hicham (vendredi, 10 octobre 2014 16:34)

    ah t'es plus aventurier que moi, je suis tout juste un touriste à côté de toi.

    Oublie pas de repasser un jour en Europe pour y rapporter toutes les bonnes idées que tu auras glanées au cours de ton voyage.

    Bon courage pour la suite

  • #8

    Isa (samedi, 11 octobre 2014 21:01)

    Bon anniversaire Romain,
    tu as tellement raison sur ce que tu décris dans ce joli article. Je te souhaite de t'éclater, vivre pleinement tous les bons moments qui ne manqueront pas de croiser ta route :)
    N'oublie pas de rentrer, j'ai hâte de parler avec toi et que tu puisses partager toutes les merveilles que tu auras vu.
    Gros bisous
    isa