De l'Anatolie orientale au Mont Ararat

Le mont Ararat
Le mont Ararat

L'extrême orient de l'Anatolie et ses montagnes est la dernière étape de montagne avant l'Iran. Sur 500km se succèdent des paysages splendides et plus étonnants les uns que les autres. D'abord seul, je suis rejoint pas par un mais par quatre autres cyclistes. Une petite compagnie avec, comme guide, le Mont Ararat, point culminant de la Turquie.

 

Carnet de route de cette semaine toute en hauteur.


Un jour, un col

Après Ekodanitap (Voir Article), quand je reprends la route, je sais qu'un gros morceau de montagne m'attends jusqu'à la frontière iranienne. Une semaine où vont s'enchaîner cinq cols dont deux à plus de 2000m. J'entame donc une série d'un jour un col...

Les deux premiers font 700m de dénivelé, un échauffement. Le premier est naturel mais le second est le résultat de la construction effrainée par la Turquie de multiples barrages hydrauliques. Caché au fond de cette vallée, le résultat est tout de même un peu brut.

 

En haut de ce col, je rencontre le premier de mes acolytes cyclistes, Mikel, un espagnol.

Les montagnes encore verte
Les montagnes encore verte
Le barrage, col de beton pour les cuısses
Le barrage, col de beton pour les cuısses
Pequeño cyclist, Mikel
Pequeño cyclist, Mikel


Le canyon et le sommet de Savşat

La fin de journée nous réserve de belles surprises. Un lac de barrage au couleur ocre sur 50 km et, au bout, un canyon où la route fleurte avec le torrent. Sur 30km à droite et à gauche la falaise. De quoi désespérer de trouver un endroit pour dormir et de quoi manger.

 

Mais, 1h avant la nuit, nous croisons d'abord Tom, un flammand seul sur les routes comme nous. Puis un endroit magnifique pour dormir avec une superette à 1km. La soirée se termine autour du feu, chacun y conte son voyage.

Le lac ocre
Le lac ocre
Le canyon
Le canyon
le repos bien mérıté
le repos bien mérıté

Le lendemain, c'est la partie du trajet la plu srelevée qui nous attend. Départ à 200m pour un sommet à franchir à 2400m. Soit 2200 mètres de dénivelé qui vont m'achever et nous pousser au bout de nous même. La vue est notre récompense. Je termine tout de même avec des crampes qui me mettent à terre au moment de célébrer cette ascension.

 

Dans la montée, nous perdons Mikel, ce basque aux mollets d'acier nous a semé malgré lui.

Départ tranquille
Départ tranquille
Puis la longue ascensıon
Puis la longue ascensıon
Derniers coups de pédales
Derniers coups de pédales

Panoramıque de l'ascensıon vertıgıneuse
Panoramıque de l'ascensıon vertıgıneuse
Joie anéantie
Joie anéantie


Les hauts plateaux de Ardahan

Après ce sommet, nous parcourons, entre Ardahan et Kars, des paysages étonnants. Sur près de 100km l'altitude ne descend pas au dessous de 1800 mètres. Ce sont les hauts plateaux, là où se cotoyent les milliers de vaches, les cow-boy turcs et les chevaux en liberté. On y trouve quasiment aucun arbre et la vue se dégagée sur ces verts paturages. Au matin, à proximité du deuxième col à 2200m (que je franchirai 3 fois après avoir oublié ma lampe frontale), les hauts plateaux se couvrent d'un léger manteau de neige pour sublimer ces paysages. Seul le vent de face nous poussera à l'effort mais pour mieux profiter de l'hospitalité des habitants de ces plateaux. Autour d'un thé, d'un délicieux repas ou d'une petite sieste chez l'imam local.

Le plateau de Ardahan
Le plateau de Ardahan
Ses sommets
Ses sommets
Et ses verts pâturages
Et ses verts pâturages


Ani et le canyon arménien

Après ces 4jours éprouvant, nous décidons avec Tom de faire un léger détour pour aller visiter la cité fantôme d'Ani, capıtale de l'Arménıe vers l'an mille. […]. A l'entrée, nous retrouvons Mikel et deux autres français. Nous formons ainsi une petite compagnie de cycliste, direction l'Iran.

 

Les paysages de ces hauts plateaux prennent ici une autre envergure à la vue du mont Aragac culminant à 4 090m côté arménien et du Mont Ararat à 5 137m . Le mont Arara, si impressionant, restera dans notre paysage plus d'une semaine et nous suivra jusqu'en Iran.

La muraille d'Anı
La muraille d'Anı
Ses ruines
Ses ruines
Ses églıses
Ses églıses

Pour arriver jusqu'à lui, nous longeons la frontière, très fermée, avec l'Arménie. Même si on peut refuter la fermeture de la frontière par les deux gouvernements, la force de la barrière naturelle qui existe est indéniable. C'est un long canyon profond et long d'une centaine de kilomètres qui sépare ces deux pays. Un méandre qui nous guide jusqu'au mont Ararat.

Entre turquie et arménıe, les ruınes d'Anı
Entre turquie et arménıe, les ruınes d'Anı
Les méandres de la frontière
Les méandres de la frontière
Seul guide au loin le Mont Ararat...
Seul guide au loin le Mont Ararat...

En dehors des chemins asphalté, nous affrontons notre premier orage d'importance. La tempête se lève par des vents violents à nous faire pédaler de travers. Impossible de continuer, on se réfugie 2 heures dans le seul abri à des kilomètres, la pompe à moteur d'aduction d'eau...

Tempête!
Tempête!
A vélo penché
A vélo penché
Refuge qui peut!
Refuge qui peut!


La compagnie du mont Ararat

Voyager à cinq, établir un campement, partager un soirée autour du feu au pied du sommet de la Turquie et se motiver dans l'effort lors du dernier col à 1660m. Voilà comment le périple prend tout son sens, dans le partage. Cette petite compagnie trouve son équilibre et nous prolongerons encore quelques jours en Iran notre aventure commune. Merci la compagnie !

Départ groupé
Départ groupé
Sur les routes
Sur les routes

Campement au pied du mont Ararat
Campement au pied du mont Ararat

Et maintenant...


Bruno, axel, myself, Mıkel et Tom en haut des sommets
Bruno, axel, myself, Mıkel et Tom en haut des sommets

A nous l'Iran!



Écrire commentaire

Commentaires : 5
  • #1

    michel fontanel (lundi, 05 mai 2014 10:52)

    Votre voisin d'en face ,la nouvelle maison ...nous vous souhaitons beaucoup de courage ,soyez très prudent...
    nous vous suivons grâce à votre site .merci.
    TVB à st Bauzille !
    Michel et LN

  • #2

    Gaëlle (lundi, 05 mai 2014 10:59)

    Belle aventure ces sommets! Et le tout avec des compagnons de route pour partager et s'entraider. Bravo!

  • #3

    Jean-Dom (lundi, 05 mai 2014 13:30)

    Salut à toi,
    j'étais bien cotent de mon tour à vélo de ce matin (80 bornes) qui me semble vraiment tout petit par rapport à ce que tu fais
    sacré toi !!!
    merci de cette découverte du mont si célèbre je ne savais pas à quoi il ressemble : maintenant je sais !!!
    bises et courage mon neveu

  • #4

    Claire (lundi, 05 mai 2014 14:16)

    Superbe, je suis ravie d'apprendre qu'il y a tant de barrages en Turquie, un peu moins de nucléaire qu'en France.
    Tu me fais rêver, pas trop pour les crampes ! mais avec les paysages splendides sans trop de voitures. L'air doit être bien pur là-haut, pas de problème d'oxygénation à cette hauteur et en faisant de tels efforts ?
    Allez bonne route et merci pour les belles images et les commentaires vivants.
    Bises, Claire Les Prés

  • #5

    Christine (lundi, 05 mai 2014 17:18)

    bonjour Romain
    cela faisait un moment que je n'étais pas allée à ta rencontre et que de km parcourus!!
    je suis admirative et heureuse pour toi que tout se passe bien malgré les crampes!!
    que de belles rencontres tu fais et que de beaux paysages tu vois
    merci de nous les faire partager avec les commentaires en plus
    bonne route pour la suite bises, ta tante Christine