Ekodanitap - Doğal yaşam!

Panel Ekodanitap
Panel Ekodanitap

 

Après 1000km à vélo (Voir article), Ekodanitap est une parathèse bien méritée au coeur des montagnes. Un petit paradis où s'allient ecotourisme, travail à la ferme et fêtes traditionnelles.

 

 

Retour sur ces deux semaines bien rythmées!


Ekodanitap

Ekodanitap se situe dans la vallée de Çamlıhemşin à 20km de l'entrée du parc naturel des montagnes Kaçkar (Voir plus bas). C'est un lieu où se conjugue eco-tourisme, cultures et tradition.

 

Mehmet, mon hôte, a hérité ces terres de son grand-père. Il fait parti d'une famille présent dans la région depuis des générations. Un peuple aux origines arméniennes dont Ekodanitap tire ses racines. Ici, on cultive le raisin, les kiwi, quelques arbres fruitiers. On récolte le thé blanc et on cultive son jardin dans les replats de ces pentes ardues.

 

Pour moi, c'est un refuge pour deux semaines sans vélo. J'y trouve Remzi, un autre bénévole américain aux origines turques. Ses quelques mots en turc nous seront bien utiles. Mehmet nous met vite au travail, Kader, sa femme, prend soin de nous et Dağlar (montagne en turc) tente de nous piler au Baggamon.

 

Je profiterai pleinement de ces deux semaines ensemble et ces quelques mots ne suffiront pas à les décrire. Alors "enjoy" en vidéo:


Çay mountains

ay", un mot incontournable en Turquie tant le thé est une tradition. Avant Trabzon, je vous ai parlé des montagnes de noisettiers. Mais après Trabzon, le vert clair est toujours présent mais dans les champs de thé cette fois-ci.

 

Ce vert au reflet dorée sublime les montagnes et je m'interroge d'abord sur ce que sont ces petis arbustes avant que le doute ne soit plus possible vu le nombre de manufactures de thé. La Turquie est le 5e producteur de thé au monde. Il jouit d'une position stratégique au sein des pays du Moyen-Orient où le thé est un incontournable.

 

Avec Mehmet, qui cultive ici le thé blanc, j'apprends qu'un kilo de thé se monnaye à près de 140€. Petit bémol, il faut environ 1000m² de cultures pour obtenir un kilo de ces feuilles séchées. Seul les trois premières feuilles de chaque branche peuvent être récoltées et nous passerons presque 2 jours à les cueillir avec Remzi sans être vraiment sûrs d'avoir réuni 1/2 kilo. 

Au dessus de ce vieux pont de pierre, champs de thé sur champs de thé
Au dessus de ce vieux pont de pierre, champs de thé sur champs de thé
Champs de thé dans les bois
Champs de thé dans les bois
Des cueilleurs bien connus
Des cueilleurs bien connus
Petite place pour la vigne
Petite place pour la vigne
Séchage naturel
Séchage naturel

Une fois encore, la question de l'omniprésence de cette monoculture se pose. Ici, le prix du kilogramme est fixé par les grosses fabriques de thé et, à mon humble avis, seul la culture pour une consommation personnelle est intéressante vu le temps de récolte nécessaire. Peu à peu, on commence à découvrir d'autres richesses de cette région comme la présence d'érable dont on récolte le sirop ici à Ekodanitap.


Un passage ensemencé

Mi-avril, le printemps est là et il est temps de faire pousser dans les jardins. Je fais profiter à Mehmet et sa famille des différentes semences que j'ai depuis mon départ et que j'ai récolté depuis.

 

Nous planterons en serre avec Remzi quelques plants puis des dizaines de godets de tomates, comcombres, aubergine, courges et autres physalis. Une diversité dont Mehmmet rafolle dans son jardin. L'apport de ces semences et de la démarche que je mène l'interroge. Qui sait, peut-être qu'il produira ses propres semences l'année prochaine...

Remzi, compagnon de semences
Remzi, compagnon de semences
Graine par graine
Graine par graine
Le travail de la terre
Le travail de la terre

Pour ma part, je sème pour la première fois deux rangs de maïs et j'ai déjà hâte de voir ce que ça donnera. Nous décidons avec Ramzi de laisser une note dans la serre à destination des futurs bénévoles. J'espère qu'ils nous enverrons des photos du jardins une fois les graines germées, les plants grandis et les premières fleurs et légumes apparus. Vivement l'été!

Pop seed!
Pop seed!
Lit douillé
Lit douillé
Premiers germes
Premiers germes


Les montagnes Kaçkar

Depuis la côte, elles semblent seulement infranchissables. Mais, perché sur ses pents, elles vous envahissent de leurs sommets enneigées et de leurs vallée profondes où coulent des torrents et des torrents d'eau fraîche.

 

La région est gorgée d'eau et la vallée et son parc naturel profite d'une végétation exceptionnellement variée. On monte vite dans les hauteurs, tellement les pentes sont raides, pour profiter de vues sublimes sur la chaîne des Kaçkar.

 

Nous profitons d'un samedi ensoleillé en ce début de printemps pour escalader une face sud. Ainsi, nous montons sans risquer d'être bloqué par la neige. Le choix est judicieux car la montagne nous offre des spots magnifiques. Nous abandonnerons tout de même à 50m du sommet, les névés de neige nous faisant prendre trop de risque.


En été, les randonnées sur ces sommets aux multiples lacs doivent être fabuleuses! Et même si Mehmet me propose de rester faire le guide dans ces montagnes jusqu'en septembre, je reprends la route à vélo. Mais qui sait, je reviendrai peut-être...

La chaîne des montagnes Kaçkar (cliquer pour agrandir, sans condition!)
La chaîne des montagnes Kaçkar (cliquer pour agrandir, sans condition!)

Direction l'Iran

Dès demain, je me remets en selle pour affronter les dernières montagnes turques entre la mer noire et la frontière iranienne. Trois cols à plus de 2400m et 200km à plus de 1500m, ça promet!

 

Au bout, la vue sur le mont Ararat, plus haut sommet de Turquie, et la frontière avec l'Iran. Dans 10jours environ...

Finis le repos
Finis le repos
Sacré dénivelé et 200km à plus de 1500m
Sacré dénivelé et 200km à plus de 1500m


Teşekkür ederim Mehmet & Kader


pour leur accueil dans leur petit paradis!



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Commentaires : 2
  • #1

    Philippe (dimanche, 27 avril 2014 09:52)

    :)

  • #2

    Marie-Noelle gemonet (lundi, 28 avril 2014 18:45)

    Ben mon gars!te doit avoir des sacrés mollets depuis le temps que tu as grimpé nos ridicules petites montagnes des Barronies....Je vois que tu as une peche d'enfer et un moral de fer(à défaut d'acier)
    Roule belle jeunesse.On te suit.
    Marie-Noelle