Le Cycle de la Terre au sommet de l'Europe (Episode 1)

Au saut mets ton T-shirt!
Au saut mets ton T-shirt!

A l'image du Cycle de la Terre, c'est un défi un peu fou, une aventure de trois jours, au bout de soi-même où ses pensées s'élèvent: l'ascension du Mont-Blanc!

 

- Engagés de longue date:

  Romain et Marc Guilbaud

- Ultimate guest: un certain T.G.


LE RECIT (Episode 1)



J -2 : Grève, invité surprise et 800m dans les dents

Après une tentative manquée en 2012 (incompatibilité des calendriers), l'édition 2013 se prépare depuis des mois: billets de train, réservation du refuge, topo et vidéos analysées. A J-2 le sommet n'a jamais été aussi près et pourtant...

SNCF en grève

Les merveilles de la technologie: la SNCF m'envoie un SMS. Rien d'anormale puisque demain nous prenons notre TGV/TER/Bus pour Chamonix à 18h11, notre voiture et nos numéros de sièges sur nos téléphones c'est pratique. Le message est tout autre:

 

"Alerte SNCF: mouvement social national. Votre train 9781 du 13 juin 2013 ne circulera pas." 

 

Aïe! L'ascension se termine avant d'avoir débuté à Gare de Lyon. Heureusement, quelques coups de téléphone, un message sur covoiturage.fr et un tour à minuit à Montparnasse pour annuler nos billets et nous dégotons une voiture pour descendre au pied du fameux sommet.

Une place en plus

Tudual, 25 ans, ex-ingénieur, futur militaire ère sans but dans son appartement. Soudain une place se libère dans une voiture en partance pour le Mont-Blanc. L'information ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, oublions la préparation physique, l'inexpérimentation des acolytes et la folie de l'intention: "Qu'à cela ne tienne, je suis partant!"

Et voilà Tudual, organisateur précis et rigoureux, enrolé dans l'aventure!

Qu'est-ce qui s'Tram!?

Avoir Tudual dans son équipe, c'est mesurer chaque détail, prévoir chaque virage, une aventure chronomètrée ;) Quoiqu'il en soit, un atout hors pair! En une demi journée de préparatif avec lui on s'aperçoit que le fraternel a prévu une montée en 2 jours (difficile mais possible) et qu'à cela s'ajoute un loupé considérable, détail non négligeable: le Tramway du Mont-Blanc ne fera sa première montée de la saison que le 15 juin, soit le lendemain du jour de notre 1er jour d'ascension.

 

Le topo: au lieu de débuter notre ascension à 2400m nous devrons démarrer à minima à 1600m. 800m de dénivelés et a priori 2h30 de marche dans les dents!!

 

Mais ne vous m'éprenez pas, ça n'atteind en rien notre motivation, nous sommes le soir même en voiture avec la ferme intention de monter 2200m de dénivelé en une journée, et atteindre le refuge du Gouter (3800m)...!!!


Jour 1 - Maison Neuve -> Refuge de Tête Rousse.......................1967m de dénivelé

Cliquez sur l'image pour agrandir
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Nous partîmes pour 2200m de dénivelé, nous en fîmes 1967m...

Prius 4x4 ?!

Après une nuit (quelques heures) de repos sur une aire de camping autoroutière, direction Chamonix pour la location du matériel 9h pétante. Gourdes remplies, carte perdue et rachetée, météo prise (ensoleillé) nous voilà en voiture fin près direction le Col de Voza (1600m) seul point culminant indiqué comme joignable en voiture sur nos carte. La réalité est tout autre, nous rencontrons dès 1200m des chemins de terre raides et escarpés. Equipé d'une simple Prius, nous rebroussons chemin après 50m et décidons, après une ultime tentative et le constat de l'incapacité des télécabines à nous monter plus haut, de démarrer notre ascension à Maison Neuve (1200m)... et bim 400m en plus dans les dents!

 

De l'objectif 2200m en une journée, nous passons à 2600m en une journée. D'expérience alpine, ça devient mission impossible! On décide alors conjointement de débuter notre ascension et de faire le point à Nid d'aigle (2400m) sur le timing et le futur de notre ascencion. Il est 11h30.

Depuis Chamonix, l'objectif ultime est en vue
Depuis Chamonix, l'objectif ultime est en vue

Tram du pied!

1200m de dénivelé plus tard, nous arrivons à Nid d'aigle à 14h, soit 2h30 de montée.

 

Sur cette partie nous montons les 400 premiers mètres dans les sapins le long des pistes de ski enherbées, découvrons les joies des chaussures d'alpinisme (frottement, rigidité, une chaussure de ski de randonnée dirons nous...), et suivons à pied les rails de notre, pas encore en marche, tramway du Mont-Blanc. Après le tunnel de glace, nous arrivons au Nid d'aigle où nous attendent les premières neiges.

 

Nid d'aigle (2400m) 14h. Confortablement, en déduisant la pause déjeuner, il nous reste 3h pour monter 1400m dans la neige et en pente légerement plus abrute que les chemin de randonnée de l'étage alpin (limite de la forêt): Impossible! On croise alors les doigts pour un peu de place le soir même dans le refuge de Tête rousse, 850m plus bas que notre objectif premier, et au refuge du Gouter le lendemain...

 

Houra! Voilà qui est fait! Nous dormirons donc au refuge de Tête Rousse dans un premier temps pour rallier le refuge du Gouter le lendemain plus tranquillement.

Après avoir enfiler notre équipement de neige (crampon, baudrier, cordée, casque et gant) nous voilà reparti.

Découverte des chaussure d'alpi...
Découverte des chaussure d'alpi...
Les refuges, si près et pourtant si loin
Les refuges, si près et pourtant si loin
Refuge du Gouter (Zoom)
Refuge du Gouter (Zoom)
Au pas!
Au pas!
Pose bro
Pose bro
Refuge de Tête Rousse (Zoom)
Refuge de Tête Rousse (Zoom)
Arrivée col du voza, ça va mieux
Arrivée col du voza, ça va mieux
Au bout du tunnel
Au bout du tunnel

Après la cabane à angle droit, la brume du refuge

L'itinéraire est simple: suivre la crête jusqu'à la cabane et chemin à angle droit jusqu'au refuge de Tête rousse.

 

Mi-juin, la neige est encore là à cette altitude, il est alors aisé pour nous de suivre les traces faites dans la neige vers les sommets. Nous longeons et découvrons la splendeur du glacier de Bionnassay. Nous gardons cependant nos distances en toute conscience du danger qu'il représente.

 

Dans une neige lourde, la progression est lente et difficile. Au bout de l'effort et après 2h de montée, le doute s'installe, toujours pas de cabane! Pourtant les traces sont là et elle ne doivent pas mener nul part, il n'y a pas trente six mille randonnées à faire dans le coin! Deux apprentis alpinistes, dont nous tairons les noms, l'un épuisé, l'autre mis à rude épreuve dans sa lecture de carte, pensent à rebrousser chemin. Il aura fallu un coup de bluf du troisième, vérifié sur carte, pour redonner à notre équipe l'énergie nécessaire jusqu'au refuge.

 

Nous longions en fait le glacier au lieu de l'arrête. Une variante possible mais non cartographiée. Après encore 100 à 150 mètre de dénivelé et la grèle qui nous tombe sur la tête, nous repérons enfin le refuge, c'est la délivrance!

 

Arrivée en haut 18h. Une première journée épuisante, 7h30 de montée et presque 2000m de dénivelé. Nous sommes à bout de force, au lit à 20h. Le Mont-Blanc annonce la couleur: ça ne sera pas facile, voir très difficile! 

Le glacier de Bionnassay et la brume
Le glacier de Bionnassay et la brume
Refuge en visu
Refuge en visu
Pas si facile la dernière...
Pas si facile la dernière...
Bonne ambiance entre les alpinistes en neige:)
Bonne ambiance entre les alpinistes en neige:)
Dernière montée de la journée
Dernière montée de la journée
Repos mérité
Repos mérité
La corde de la voile, et de la montagne
La corde de la voile, et de la montagne
Un peu de soleil sur le glacier
Un peu de soleil sur le glacier
Sans oublier la plannification de l'étape de demain
Sans oublier la plannification de l'étape de demain


A suivre - Episode 2 & 3

La suite du récit de l'ascension dans les prochains jours....

 

Avec au programme: l'escalade jusqu'au refuge du Gouter, le dôme du Gouter dans la brume, un refuge fantôme, des rafales, l'ascension jusqu'au sommet et la descente en toboggan!

Pour le Mont-Blanc, on prend l'ascenseur...
Pour le Mont-Blanc, on prend l'ascenseur...

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Commentaires : 1
  • #1

    Loulou (lundi, 24 juin 2013 10:46)

    Sympa!
    On passera outre les fautes d'orthographes et on attend avec impatience la suite du périple!