Le Cycle de la Terre au sommet de l'Europe (Episode 2)

Au saut mets ton T-shirt!
Au saut mets ton T-shirt!

 

 

A l'image du Cycle de la Terre, c'est un défi un peu fou, une aventure de trois jours, au bout de soi-même où ses pensées s'élèvent: l'ascension du Mont-Blanc!

 

- Engagés de longue date:

  Romain et Marc Guilbaud

- Ultimate guest: un certain T.G.

Résumé de l'épisode précédent:

Après la grève, la venue surprise d'un vieux loup de bretagne, la montée des rails à pied, près de 2000m de dénivelé en 7h, la brume, la grèle, l'abandon bluffé et la délivrance de la vue du refuge, nos trois alpinistes sont repus après un repas de guerrier (des pâtes) et s'endorment au plus tard de la nuit (20h), un repos bien utile avant la terrible ascension vers le refuge 2 et peut-être le sommet?!


LE RÉCIT (EPISODE 2)



Jour 2 - Tête Rousse -> Dôme du Goûter -> Refuge du Goûter 1033m de dénivelé

Cliquez pour agrandir l'image
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Réveil 6h30, petit-déjeuner 7h! Objectif: se donner la possibilité, si le temps le permet, de se faire le sommet durant l'après-midi. Il suffira d'un coup d'oeil dehors pour voir les nuages accrochés à l'arrête du Goûter laissant apparaître par moment le refuge, but, a minima, de la journée. Les alpinistes qui redescendent annoncent beaucoup de vent au sommet et des barbules accrochés. Ca semble compromis pour une après-midi ensoleillée au sommet.

Résultat, on décolle tranquillement à 9h.

Grimpe et accroche toi!

L'ascension jusqu'au refuge du Goûter est assez ... escarpé! La montée commence doucement en traversant le glacier de Tête Rousse (sans danger) et une progression sur l'arrête vers la traversée du Grand couloir. Passage risqué à cette époque de la fonte des neiges ou les coulées de soupe sont possibles. On entend d'ailleurs régulièrement avec fracas quelques avalanches de l'autre côté de la montagne.

 

Nos trois jeunes alpinistes s'assurent alors pour la première fois pour cette traversée. Il serait dommageable de finir au fond de la grande coulée, au pied des crevasses du glacier de Bionnassay.

 

La traversée se passe sans encombre et la pente raide le long de l'arrête nous attends vers l'aiguille du Goûter et son refuge. A cet endroit, surtout en été, les chutes de pierres sont fréquentes et le port du casque est indispensable.

 

Nous prossédons donc tranquillement entre randonnée pentue dans la neige, escalade de rocher, à genoux pour les marches de roche trop importantes, et, cramponnade sur la glace. Premier de cordée, je m'assure que les différents cables de sécurité qui jalonnent la montée soient toujours reliés à mon harnais à coup de "Je change!!" au niveau des fixations pour que mes acolytes n'entreprennent pas de mouvement périlleux susceptibles de nous entraîner vers le vide.

 

Pentu, la montée se fait lente car sommes prudent pour qu'elle se passe sans encombre. Proche de l'arrivée, nous veillons à ne pas quitter des yeux le petit groupe devant nous histoire de ne pas se perdre en cas de brume à l'approche du refuge.

 

Au final, après 600m de dénivelé ardus nous arrivons au refuge du Goûter en 3h, prudemment...

(Les vidéos en portrait, ça marche toujours super!)

La topo du jour, ça grimpe!
La topo du jour, ça grimpe!
Préparation de la corde de sécurité avant la traversée
Préparation de la corde de sécurité avant la traversée
Bien aggripé
Bien aggripé
L'arrête montée
L'arrête montée
Le jour se lève sur le glacier de Tête Rousse
Le jour se lève sur le glacier de Tête Rousse
Il faut passer!
Il faut passer!
La vue s'éclaircié
La vue s'éclaircié
Plutôt abrupt
Plutôt abrupt
Le refuge du Goûter, dans les barbules
Le refuge du Goûter, dans les barbules
La suite s'annonce escarpée
La suite s'annonce escarpée
Vu sur notre ancien refuge
Vu sur notre ancien refuge
Dernière escarpade avant le haut
Dernière escarpade avant le haut

Vers la brume et le refuge fantôme

Arrivée en haut, nous longeons l'ancien refuge et filons vers le nouveau refuge lunaire qui a ouvert ses portes il y a tout juste 2 semaines. L'entrée n'est pas facile mais, après quelques tourne en rond, nous trouvons l'entrée. Le refuge est vide. Pas d'inquiétude, il est 14h, les tenaciers ont surement dû partir chasser... le chocard peut-être?

 

Bref, nous profitons de la large salle de repas pour un casse-croûte fort bienvenu. Chacun récupère et s'acclimate car nous sommes à 3800mètres et le mal d'altitude commence vraiment à se faire sentir (mal de tête, essouflement rapide). 

 

14h, 14h, mais qu'allons nous faire de notre après-midi? Dehors, les nuages sont nos voisins, mais quelques brèves éclaircies nous donnent l'espoir de monter un peu plus haut, et pourquoi pas aller tenter le sommet?! (inconsciemment)

 

Une petite excursion se prépare alors, mais après le chatouillement de gros nuage proche du refuge, un des alpiniste choisira de rester esplorer la bâtisse qui nous accueille. Seul espoir, prendre l'ascenseur jusqu'au sommet, mais après une lègère attente, il semble hors service, dommage, il faudra marcher...

 

Notre petite escapade longe la crête du Goûter, avec quelques brins de soleil, puis monte directement dans la neige entre les monticules apparents du glacier du Dôme du Goûter, dans l'espoir d'aller jusqu'en haut.

 

La montée est éprouvante, dans une neige lourde nous mesurons toute la difficulté des efforts en altitude. Il nous faut reprendre notre soufle tous les vingt pas et la récupération se fait lente. Après 2h heures d'ascension, sans nouvelle éclaircie majeure, et, épuisés, nous décidons que nous en avons assez eu pour la journée. Nous découvrons que la descente et beaucoup plus aisée, ce qui nous rassure pour notre journée du lendemain où il nous faudra, dans le cas de la montée du sommet, redescendre l'entièreté de notre ascension en une journée seulement!

 

Arrivée au refuge, Marc nous attend, il est plutôt soulagé que nous n'ayons pas atteind le sommet ;) Chose étrange, le refuge est toujours vide de tenancier ou de tout autre alpiniste. Sur nos réservation est écrit "arrivée avant 17h". Serions-nous les seuls arrivés à cette altitude? Les fantômes des sommets?! A 16h30, cela devient vraiment bizare, nous appelons le numéro de portable du gardien. Il nous indique que le nouveau refuge où nous nous trouvons est encore fermé...! Bref, nous nous rééquipons pour quelques centaines de mètre, direction l'ancien refuge. Bye bye les couchette toute neuve, bonjour les vieilles couchettes serrées! A l'arrivée, les gardiens sont étonnés que nous ayons réussi à rentrer et nous interroge dans le détail. Au final, une bonne nouvelle, la nuitée est offerte (le logiciel à planter ahah!).

 

Arrive le dîner. Petit à petit, une seule question dans nos tête: quelle météo pour demain!? Du vent, du vent, du vent jusqu'en milieu de matinée puis ensoleillé! Bon espoir! Mais, il ne servira à rien de se lever à 3h du mât (comme cela se fait d'habitude). réveil 5h (grasse mât!) pour un départ 6h (balade matinale...). Notre rétro-planning est mis à rude épreuve. Deadline limite planifié par Tudu: être à 10h au sommet! Youhaha ça va pas être facile!

 

A la fin de la journée, nous sommes épuisés et n'avons pas de mal à nous endormir avec le rêve du sommet!

Le nouveau refuge, lunaire
Le nouveau refuge, lunaire
C'est reparti, on prend l'ascenseur?
C'est reparti, on prend l'ascenseur?
Entre glacier
Entre glacier
Un repos bien mérité
Un repos bien mérité
Progression sur fond de brume
Progression sur fond de brume
Belle allure
Belle allure
En bas le glacier
En bas le glacier
Tout seul!
Tout seul!
Ac-rocher
Ac-rocher
Sans faiblir!
Sans faiblir!
Et vue dégagée...
Et vue dégagée...
Toujours personne... (on a faim!)
Toujours personne... (on a faim!)


A suivre - Episode 3 (Final)

La suite et fin du récit dans les prochains jours....

 

Avec au programme: la dur, dur, dur que je vous dis! ascension. Au sommet la lune, la redescente à la minute près, pléthore de toboggans!

La lune?
La lune?

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