Max et les abeilles

Premier article du Cycle de la Terre à la découverte d’un savoir-faire à côté de chez vous : l’apiculture en région parisienne.

 

Par un dimanche ensoleillé où chacun se découvre d’un fil, le mois d’avril s’offre à un groupe de cyclos parisiens. Une escapade à travers la Seine-Saint-Denis en direction des abeilles… des abeilles ?!

 

 

Les boulevards du 9-3 – pas vraiment cyclofriendly mais le soleil est là pour nous motiver

Maxime nous mène à son terrain d’apprenti apiculteur et de cultivateur citadin. Situé à environ 15 km de Paris – 1h à vélo -, ce bout de terre accueille depuis quelques jours des abeilles. Vestige du passé agricole de la proche banlieue parisienne préservé par un plan d’exposition aux bruits favorable, Max a y installé il y a quelques jours deux ruches – 4 à termes – qui abritent deux colonies d’abeilles.

Ce Vosgien, parisien par adoption professionnel pour quelques année, a fait l’été dernier un stage au rucher de Nojals-et-Clotte, petit village de Dordogne. On y apprend les rudiments de l’apiculture pour devenir apiculteur soi-même. Néanmoins La ruche du web s’avérera indispensable pour se remémorer les enseignements de l’été… En ces beaux jours, première mise en application, l’introduction de la reine et son acceptation.

 

Maxime a choisi la méthode dite de la cagette d’expédition. La reine arrive livrée encagée au milieu de l’essaim (pas moins de 15 000 abeilles prêtent à en découdre). Il faut ensuite introduire la reine, la libérer et prier pour que ces milliers d’ouvrières lui fassent une couronne miellée. Car ce n’est pas gagné, aucune méthode n’est fiable à 100%. Par conséquent, le jeune apiculteur doit prendre le maximum de précautions au moment de l’introduction.

La reine et ses congénères ouvrières ont voyagé par la poste et sont quelque peu agitées. Il aura fallu les enfumer pour les calmer et éviter notamment que la reine ne s’envole lors de l’introduction.

 

Chose faite, la cagette est placée dans la ruche et les ouvrières libèrent la reine enduite dans son cocon de candi en le grignotant. Il faut ensuite espérer qu’après son voyage la reine est encore suffisamment de phéromones pour embaumer toutes ces demoiselles ailées et les faire sujettes.

 

Max a réalisé cette opération la semaine dernière pour les deux ruches installée. L’expédition du jour vise à vérifier si la reine s’est faite couronnée. Moment crucial pour un apiculteur car la déception serait grande en cas de destruction des reines introduites.

 

Arrivés sur site, ça bourdonne déjà. A 500m des ruches ça bourdonne ?! Ce sont des Falcon butineurs parcourant le ciel, nous sommes proche du Bourget…

 

Longeant une petite rivière, nous arrivons finalement à vue d’œil. Les abeilles sont là mais la question demeure, simple survivante ou ouvrières fidèles travailleuses pour leur nouvelle reine ?

Pendant que nous autres semons à la volée des fleurs mellifères, pour Max l’investigation commence !

 

L’une des ruches donne peu d’espoirs. Trop de cadavres à l’entrée, signes avant-coureurs des dégâts d’une colonie sans guide royal…

 

Pour la seconde ruche la recherche est longue et minutieuse. En effet, les espoirs sont grands car la ruche s’active et les abeilles restent nombreuses. La reine est difficile à repérer, de corpulence similaire elle n'a qu'une taille légèrement supérieure de part son grand abdomen pondeur. De plus,on distingue d'habitude la reine d’un point coloré sur son buste appliqué par les hommes mais dans notre cas, aucun point ne permet une distinction aisée.




 

Après quelques désignations royales fallacieuses (chacune se veut reine bien sûr, la ressemblance est trompeuse), c’est le soulagement, la reine est là ! Pas d’imposture possible, quand on la voit, on sait que c’est elle!

 

Ca y est Max est happy-culteur !

 

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